in

Vidéo. Choquant. « Moi Zineb, 24 ans, j’ai été abusée par six mineurs pour une dose d’héroïne »

Il y a deux semaines, une vidéo enregistrée à Tétouan et postée sur les réseaux sociaux a choqué tout le monde. On y voit une jeune fille abusée par six mineurs. La victime raconte, à visage découvert, sa triste histoire. Émouvant.
Elle s’appelle Zineb, vit à Tétouan et a à peine 24 ans. Elle aurait continuer à se morfondre dans les dédales de la drogue et mener une vie sans issue s’il n’y avait cette « fameuse » vidéo qui a fait le tour du Web et indigné tous ceux qui l’ont vue.

Dans un témoignage poignant donné au site presstetouan.com, elle livre sa version des faits. « La vidéo m’a causé d’énormes problèmes avec ma famille, mes proches et les habitants de la ville », tient-elle à préciser d’abord.

Addicte aux drogues, elle avoue avoir recouru aux « interdits » pour se procurer sa dose quotidienne. Cela durait depuis quatre ans. Mais comment en est-elle arriver à être abusée par six mineurs et à ce que les ébats soient filmés et postés sur les réseaux sociaux?
« Je devais 400 dirhams à un jeune dealer. Je lui ai donné la moitié de cette somme, en lui promettant le reste une fois que j’en dispose. Il m’a dit que ce n’était pas la peine et m’a même offert 30 DH pour se procurer de l’heroïne ».

Contente de pouvoir disposer de quoi se procurer sa dose, elle s’est laissée soudoyer par ce jeune qui l’a convaincue de le suivre à un endroit loin des regards. C’est ainsi que surgissent cinq autres mineurs qui lui ont offert chacun 10 DH pour assouvir leur désir sexuel. Pis encore, un de ces jeunes a filmé la scène.

Arrêtée par la police après le tollé qu’a suscité la vidéo, Zineb croyait qu’elle allait être relâchée au bout de quelques heures. Elle y est habituée en fait. « Mais, regrette-t-elle, je ne croyais pas que la vidéo allait être source de beaucoup de désagréments. J’ai affirmé à la police que je n’y étais pour rien et que j’étais addicte aux drogues. »

Trois des six mineurs apparaissant dans la vidéo ont été arrêtés. Les trois autres sont activement recherchés par la police.

Zineb regrette la voie qu’elle a suivie et espère retrouver une vie normale. D’autant que, dans la rue, elle est pointée du doigt par des passants qui lui crient au visage : « Moulat aâchra draham » (la fille à dix dirhams). Ella a consulté un médecin dans un hôpital, mais regrette le manque de moyens pour le suivi de son cas et de ceux de nombreux addicts à l’héroïne qu’elle connaît et a côtoyés.
Elle lance un appel aux autorités et âmes charitables pour l’aider à se soigner et à sortir du gouffre. Puisse son appel être entendu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Kényan James Waliula court tous les marathons du monde pour le plaisir

Des voisins envoient un huissier de justice pour forcer un éleveur à retirer les cloches de ses vaches