in

Collision entre un bus scolaire et un train dans les Pyrénées-Orientales : ce que l’on sait

L’accident s’est produit vers 16h10 ce jeudi à un passage à niveau sur l’axe Perpignan-Villefranche de Conflent (Pyrénées-Orientales).

Il s’agit d’ores et déjà de l’un des accidents de la circulation les plus graves de ces 30 dernières années impliquant des enfants. Un bus scolaire transportant des collégiens a été percuté mercredi après-midi par un TER au niveau d’un passage à niveau à Millas (Pyrénées-Orientales).

Au moins quatre personnes sont mortes et onze ont été hospitalisées en état d’urgence absolue. «Il y a beaucoup d’incertitude à ce stade de l’enquête», a indiqué la gendarmerie locale. Une enquête en flagrance pour «homicides et blessures involontaires» a été ouverte, a annoncé dans la soirée le procureur de Perpignan.

Bus percuté par un TER : comment éviter les accidents aux passages à niveau ?

Le bus coupé en deux

Il était 16h10 quand le drame est survenu dans cette commune sur la route Perpignan-Villefranche de Conflent. Un bus transportant une vingtaine de collégiens âgés de 13 à 17 ans a été littéralement coupé en deux dans un choc avec un train régional. «Le bus a été très gravement percuté, il est très gravement accidenté», a indiqué le procureur de la République de Perpignan, Jean-Jacques Fagny, qui était sur place.

«D’après les premiers éléments, plusieurs bus se suivaient. L’un des cars s’est mis en travers de la voie ferrée, sans autre explication», indique pour sa part Robert Olive, maire de Saint-Féliu d’Amont, village vers lequel se rendait le car scolaire.

Des incertitudes sur la position de la barrière

Le préfet a expliqué qu’il était prématuré pour l’heure de dire si les barrières étaient levées ou baissées au moment de l’accident. Ce passage à niveau, dôté d’une signalisation automatique et de deux barrières, a été qualifié de «classique» par la SNCF.

«Il a été révisé il y a peu, et la barrière est tout ce qu’il y a de plus classique… Vraiment, c’est incompréhensible», témoigne Céline Roche, qui habite à moins de 500 mètres du lieu de la collusion.

«La route qui mène au passage à niveau est toute droite et assez empruntée. Elle a été élargie il y a un an pour que les bus contournent le village, ajoute-t-elle Depuis, ils doivent traverser un rond-point qui débouche sur ce fameux passage à niveau. Le bus l’emprunte pour rejoindre la double voie, puis desservir les villages où habitent les enfants du collège.»

Deux victimes toujours pas identifiées

Le bilan provisoire est de quatre enfants décédés, 11 urgences absolues et 9 urgences relatives dont 3 très légères pour les usagers présents dans le train. La conductrice souffre par ailleurs de «blessures graves», selon le préfet.

Seules deux victimes -âgées de 13 et 13 ans- ont été pour l’heure identifiées ainsi sept des 16 élèves blessés dans le bus. «Le travail d’identification est très difficile», a confirmé le Premier ministre Edouard Philippe, qui s’est rendu sur place dans la soirée, aux côtés de la ministre des Transports Elisabeth Borne, du président de la SNCF Guillaume Pepy, et du PDG de SNCF Réseau Patrick Jeantet. L

Une opération de désincarcération du bus était en cours en début de soirée. Des moyens lourds ont été engagés par le SDIS 66 : 70 sapeurs-pompiers, 10 véhicules de secours aux personnes, 1 poste médical avancé, 2 hélicoptères de la sécurité civile, et 2 hélicoptères du SAMU. «Des grues viennent d’arriver sur les lieux pour tenter d’extraire d’éventuelles autres victimes du TER , dont certaines parties du train seraient encore inaccessibles», précise le journal local L’Indépendant.

Après avoir déclenché le plan blanc, le préfet des Pyrénées-Orientales a lancé le plan rouge, en raison d’un «événement très grave de portée nationale». L’hôpital de Perpignan et la clinique Saint-Pierre à Perpignan ont été mobilisés dans le cadre de ce plan.

Un travail d’identification «très difficile»

Alors que le périmètre de l’accident a été entièrement fermé aux médias, jeudi soir, certaines familles se sont précipitées sur les lieux de la catastrophe, tentant d’accéder en vain à la carcasse de l’autocar et d’obtenir des informations. D’autres familles étaient reçues à la mairie. La mairie de Millas a mis en place un numéro d’information d’urgence pour les proches des victimes, (04 68 57 35 03). Dès vendredi, le rectorat déploiera aussi une cellule psychologique dans le collège Christian Bourquin Millas.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Payés 16 000 euros pour rester allongés pendant soixante jours

Un jeune refuse d’éteindre sa cigarette dans une station-service: un employé règle le problème d’une manière radicale