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La fiscalité locale sera «repensée» avec la fin de la taxe d’habitation, selon Gourault

La ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Jacqueline Gourault, a expliqué que cette mesure devait «s’emboîter avec la fin de la taxe d’habitation».

«La taxe d’habitation est définitivement abolie et ne sera pas remplacée par un autre impôt. La fiscalité locale sera entièrement repensée». C’est ce qu’a assuré ce jeudi soir Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb et «Madame Corse» du gouvernement.

Avec ce tweet, Jacqueline Gourault a ainsi précisé ses déclarations faites plus tôt dans la journée lors de l’émission «Questions d’info» LCP-franceinfo-Le Monde-AFP. Elle avait alors évoqué la suppression de la taxe d’habitation à l’horizon 2020 dans le cadre d’une «réforme fiscale» et d’un «impôt plus juste».

La disparition de la taxe d’habitation étant prévue sur trois ans, «il y aura bien évidemment besoin de ressources pour les collectivités locales», a précisé Jacqueline Gourault. La ministre n’a en revanche pas donné de calendrier précis pour la mise en place de la mesure devant compenser la fin de la taxe d’habitation. «Ça doit s’emboîter (avec) la fin de la taxe d’habitation», a-t-elle fait savoir, soulignant que «les discussions» ont d’ores et déjà débuté.

Gourault veut «laisser un impôt en lien avec le territoire»

«Le grand débat c’est : «Est-ce qu’on passe d’un système […] où vous demandez une part d’un impôt national […] ou est-ce qu’on conserve […] des impôts locaux qui sont prélevés sur une assiette qui est définie et avec des taux qui sont fixés ?», a expliqué Jacqueline Gourault. A titre personnel, l’ancienne vice-présidente du Sénat penche pour la seconde option : «Je pense que, pour le bloc communal, il est important de laisser un impôt en lien avec le territoire, c’est-à-dire les citoyens».

Dans le budget pour 2018, le gouvernement a entamé la suppression par tiers de la taxe d’habitation. Fin décembre, en promulguant le texte, le président Emmanuel Macron a exprimé son souhait d’abandonner cet impôt pour la totalité des Français d’ici 2020.

«C’est un impôt injuste», a martelé l’ancienne sénatrice du Loir-et-Cher. «Nous étions sur une assiette, sur des bases, qui n’avaient pas évolué depuis 1970 et tous les gouvernements successifs, y compris ceux qui crient le plus fort aujourd’hui, n’ont pas fait la révision des valeurs cadastrales.»

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